ACTE IV, SCÈNE IX
La tire fait un mouvement.
Qu'avez-vous ? d'où provient cette surprise extrême? Ce conseil est celui de quelqu'un qui vous aime. .
Qui l'aime! juste ciel!
rosa.mbert, d'iui air affectueux.
Eh! mais, encore un coup, Je le répète ici, je vous aime beaucoup. Oui, ma chère Laure, oui, l'avis que je vous donne, En est, j'ose le dire, une preuve assez bonne. C'est un digne marchand ! un honnête bourgeois! Et pour vous, de tout point, c'est un excellent choix.
LAURE, sans le regarda-.
Alors, monsieur, qu'au moins votre bouche s'explique; Que veniez-vous donc faire ici ?
rosambert.
De la musique.
LAURE
Est-il possible? ô ciel! je recule d'effroi!
Quel abîme, grand Dieu, j'aperçois devant moi!...
A Rosambert.
Sortez.
ROSAM BERT.
Qui, moi ?
LAU RE
Sortez, vous dis-je.
ROSAMBERT.
Mais encore...
LAU RE
J'en ai trop entendu, laissez-moi.
198 l'éducation ou les deux cousines
ROSAM BERT.
Belle Laure, Eh! quoi, vous m'accusez! oh! cela n'est pas bien. Votre erreur est de vous, et je n'y suis pour rien... Vous êtes envers moi d'une injustice extrême.
LAURE
Sortez, dis-je; ou je vais me retirer moi-même.
ROSAM BERT.
Madame, j'obéis, et je vais, loin de vous, Attendre que le temps calme ce grand courroux.
A Florine, qu'il rencontre dans le fond du théâtre. Elle s'affecte trop; et pour des bagatelles. Calmez-la, puis venez m'en dire des nouvelles; Je serai, belle enfant, enchanté de vous voir.
FLORINE
Oui, monsieur.
ROSAMBERT.
Adieu donc, ma charmante, à ce soir.
// sort.
SCÈD^E X