ACTE V, SCÈNE I 20f
d u va l FILS, s'approcbant .
Ai-je bien entendu?... De grâce, expliquez-vous? Daignez me confirmer, Claire, un aveu si doux.
claire, s' éloignant.
Ah! qu'ai-je fait, grand Dieu! quelle horrible imprudence!
du val fi ls, la ramenant.
Quoi! vous regrettez?...
claire, avec effusion .
Non; j'ai dit ce que je pense.
Oui, Duval, vous savez le secret de mon cœur; De Laure, chaque jour, j'enviais le bonheur.
DUVAL FILS
Claire, combien votre âme est généreuse et belle! Quoi! je vous étais cher, et vous parliez pour elle!
CLAIRE
11 faut aimer les gens pour eux, et non pour soi. En vous voyant épris d'un autre objet que moi, J'ai dit: Si je ne puis le rendre heureux moi-même, Ah! tâchons qu'il le soit du moins par ce qu'il aime. Mais, monsieur, Laure à qui vous deviez vous unir...
DUVAL FILS, /' interrompant .
Elle sait tout; Babet vient de la prévenir. Ainsi, vous le voyez, au point où nous en sommes, Si vous m'aimez, je suis le plus heureux des hommes.
CLAIRE
Quoi! vous épouseriez une fille sans bien! Duval, y pensez-vous? songez que je n'ai rien.
DUVAL FILS
Claire, vous n'avez pas la richesse de Laure,
2o6 l'éducation ou les deux cousines
Mais on trouve, dans vous, ce qui vaut mieux encore. La fortune est souvent un appât dangereux, Les vertus sont la dot la plus belle à mes yeux.
SCÈ^dE II
CLAIRE, MONSIEUR DUPRE, MADAME DUPRE, DUVAL fils
monsieur dupré, <i sa femme.
Rosambert est parti; j'en étais sûr d'avance. D'un père vigilant il a craint la présence. Mais, dites-moi, que fait ma fille en ce moment ?
MADAME DUPRÉ
Ma pauvre Laure! elle est dans un accablement!. Elle s'est enfermée.
MONSIEUR DUPRÉ
Ordonnez qu'on l'appelle.
SCÈV^E III
CLAIRE, MONSIEUR DUPRE, MADAME DUPRE, BABET, DUVAL fils.
babet, à madame Dupré, en entrant.
Eh! bien, madame, eh! bien, savez-vous la nouvelle?