‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 125 sur 197 · ACTE I, SCÈNF I I 2IÇ · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNF I I 2IÇ

C'est qu'il est nécessaire De se lever ainsi pour vous parler d'affaire. Je ne vous vois jamais qu'une fois par hasard; Vous sortez si matin, et vous rentrez si tard! C'est pour cela qu'hier j'ai prié votre mère De me faire éveiller plus tôt qu'à l'ordinaire. J'ai cru par ce moyen...

DERVILLE

C'est bien aimable à toi, D'être venue ainsi me surprendre chez moi. J'en suis ravi, d'honneur!

Allant s'asseoir.

Si tu veux bien permettre, Adèle, je joindrai quelques mots à ma lettre.

Il écrit.

J'y traite d'un objet tout-à-fait important. Assieds-toi donc, je suis à toi dans un instant...

Se levant et mettant la seconde lettre dans le pupitre.

Tu dis donc que tu viens pour me parler d'affaire ?

Oui, nous devons, Monsieur, aller chez le notaire : Vous savez qu'il attend au moins depuis deux mois. Si nous allions signer? déjà plus d'une fois Je vous en ai parlé; vous différez sans cesse, Et pourtant il s'agit d'une affaire qui presse. Peut-être l'on pourrait nous jouer quelque tour, Si nous tardions eneor. Donnez-moi votre jour, Je vous en prie.

DERVILLE

Eh ! mais quand tu voudras, ma chère, Mon jour sera le tien. D'Auteuil chez mon notaire, Nous avons tout au plus une heure de chemin. C'est une bagatelle, allons-y ce matin.

Cela te convient-il ?

Tout-à-fait, je vous jure.

DERVILLE

En allant t'habiller, demande la voiture.

ADÈLE

Il n'est pas tard, causons.

DERVILLE

Tu n'as pas trop de temps; Va faire ta toilette, et songe que j'attends.

ADÈLE

Eh bien! j'y vais; adieu, Derville.

Adieu, ma bonne, // lui baise la main.

Adieu, ma chère amie.

Pendant qu'elle sort.

Excellente personne!

Mais elle m'aime trop.

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