‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 145 sur 197 · CHARLES, SOU · texte numérisé non relu

CHARLES, SOU

Moi !... rien.

ADÈLE

C'est un portrait?

CHARLES

Non...

ADÈLE

Charles, j'en suis sûre.

CHARLES

Non, vous dis-je.

ADÈLE

Ah! je vois que cette miniature Représente l'objet dont les divins appas... 11 faut me la montrer.

CHARLES, souriant encore.

Cela ne se peut pas.

ADÈLE

Cela ne se peut pas!... mon cher cousin veut rire?

Non... je dois... j'ai promis...

ADÈLE

Oh ! vous avez beau dire, Je verrai ce portrait, j'y tiens par-dessus tout.

CHARLES

Non pas.

2f6 LE MARI A BONNES FORTUNES

ADÈLE

Je veux savoir si vous avez bon goût.

Donnez...

CHARLES, souriant toujours.

Non.

ADÈLE, badinant.

Comment, non ! quelle idée est la vôtre ? Depuis quand avons-nous des secrets l'un pour l'autre? Donnez... vous dis-je!

CHARLES

Mais tenez... c'est qu'entre nous...

ADÈLE

Vous refusez! eh bien! je l'aurai malgré vous. CHARLES, d'un ton solennel.

Ma cousine, écoutez : j'ai toujours su me taire! Je le saurai toujours; et si, dans cette affaire. Je pouvais me résoudre à n'être pas discret. Vous seriez la dernière à savoir mon secret.

// sort.

zoÉ, à part.

Eh bien! moi! ce mvstère et me pique et me fâche! Je sens que je suis femme, il faut que je le sache.

Elle sort aussi.

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