ACTE I I, SCÈNE I I I 2f
DERVILLE
Non, vraiment, je n'ai rien à lui dire aujourd'hui.
CHARLES
Mais tu lui demandas quand il serait chez lui. derville, levant les épaules.
Pauvre innocent! reçois un avis de ton maître! Si je prie un mari de me faire connaître Quand il sera chez lui, mon dessein, en ce cas, Est toujours de savoir... quand il n'y sera pas.
Il sort.
scè^e ru
CHARLES, seul.
Ah! sa fatuité me paraît sans remède;
Il ne sait pas le prix du trésor qu'il possède!
Pauvre cousine! Hélas! elle méritait bien
De trouver un mari moins léger que le sien.
Par bonheur, elle est loin de soupçonner encore
Des infidélités que personne n'ignore.
Il regarde um miniature enfermée dans une boîte à double fond.
2f4 LE MARI A BONNES FORTUNES
SCÈC^E IV
CHARLES, ADÈLE et ZOÉ dans le fond du théâtre.
ADÈLE, à Zoé.
Zoé, n'avance pas.
A part.
Que tient-il à la main?
Approchons-nous.
Se retournant vers sa suivante.
Tais-toi.
Charles, à part.
Quel regard doux et fin!
Que ces traits-là sont bien le miroir de son âme! Quelle aimable candeur!
adèle, à part, en se penchant.
C'est un portrait de femme; Je veux savoir...
Charles, haut et d'un air embarrassé.
Comment! Adèle, vous voilà!
Je ne me doutais point...
// met la boîte dans sa poche.
ADÈLE
Que cachez-vous donc là?