‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 192 sur 197 · ACTE V, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE II

ADÈLE

Au contraire, Je suis sûre, Monsieur, qu'il ne doit pas me plaire. Ainsi, permettez-moi...

derv 1 L le, la retenant.

Non, non, tu resteras; J'ai besoin de conter, et tu m'écouteras.

ADÈLE

J'ai l'âme triste!

A part.

Oh ! dieu! je souffre le martyre.

Tu n'es pas gaie; eh bien! cela te fera rire. Or donc, j'entre en matière, et dois dire avant tout, Que ton petit cousin est, ma foi ! de bon goût. Autant que j'ai pu voir, la dame est agréable; Une mise élégante, une tournure aimable... Comme la tienne...

adèle, à part.

O ciel!

Cependant, je croirais Qu'elle est un peu plus grande... eh ! mais, tu la connais; Nous la voyons souvent, c'est madame Flavières.

ADÈLE

Ma... dame...

derville, riant beaucoup.

Hem ! conviens-en, tu ne t'en doutais guères ?

ADÈLE

Monsieur...

DERVI LLE.

Et le mari 1

// s' interrompt par de grand éclats de rire.

N'est-il pas bien plaisant ?

Des époux de Paris c'est le plus suffisant. 11 va disant partout que sa femme l'adore. Elle seule est fidèle, à ce qu'il dit encore. Quand il en parle, il est radieux, triomphant; En vérité, cet homme est un bien bon enfant!

Regardant fixement sa femme.

N'est-ce pas ?

ADÈLE

Oui... Monsieur...

A part.

Ah ! j'ai l'âme navrée.

SCÈ^E III

MADAME DERV1LLE, DERV1LLE, ADÈLE.

adèle, à part.

Voilà sa mère, enfin, et je suis délivrée.

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