‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 55 sur 197 · ACTE I, SCÈNE VII ICI · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VII ICI

Ah! c'est, je le vois bien, le parti qu'il faut prendre. Oui, réflexion faite, enfin je reconnais Qu'il me convient beaucoup. Je n'oublierai jamais Ht quel jour, et comment je fis sa connaissance! C'est à la pension, je vous l'ai dit, je pense? 11 m'avait, au parloir, vue à peine un moment... Qu'il fut épris de moi; c'est un homme charmant! N'est-il pas vrai qu'il a la plus belle figure?

Sans doute, mon enfant.

Esprit, grâce, tournure, Une immense fortune, enfin, pas un défaut, Ah! ma mère, c'est là le mari qu'il me faut.

MADAME D U P R É

Conviens aussi qu'il est d'un fort bon caractère.

Oh! oui, parfait! Je suis de votre avis, ma mère. Cependant il n'a pas cet air franc et loyal, Ce langage du cœur, que j'aimais dans Duval.

MADAME DUPRÉ

Dans ses discours encor quelle délicatesse!

Oui, moi, j'ai du plaisir à l'écouter sans cesse. Quel choix de mots! on voit qu'il est homme de cour. Comme avec élégance il me parle d'amour!

MADAME DUPRÉ

C'est qu'il t'aime.

l'éducation ou les deux cousines

LAURIi.

Oh ! beaucoup. Pourtant, à le bien prendre, Il n'a pas, dans les yeux, cette expression tendre, Et ce je ne sais quoi qu'on définirait mal, Et que je vois toujours dans les yeux de Duval.

MADAME DUPRÉ

Duval, toujours Duval ! tu m'en parles sans cesse. Mais si pour lui tu sens une telle tendresse, Épouse-le.

LAU RE

Tenez! je ne vous cache pas Qu'en ce moment j'éprouve un extrême embarras. Quitter Duval! jamais je n'aurai ce courage... Ah! que je l'aimerais, s'il avait équipage!

SCÈ&dE VIII

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