‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 56 sur 197 · MADAME DUPRE, LAURE, MADAME D'ORVAL, FLOR1NE · texte numérisé non relu

MADAME DUPRE, LAURE, MADAME D'ORVAL, FLOR1NE

madame d'orval, embrassant Lattre.

Bonjour, ne suis-je pas aimable?

Tu ne t'attendais pas, Laure, à me recevoir !

laure, balbutiant.

A quoi dois-je, en effet, le plaisir de te voir?

madame d'orval.

Comment donc ? mais je viens te faire une visite ; Tu ne m'invites pas, ma chère, je m'invite. A propos, où donc est ta mère?

laure, embarrassée.

La voilà.

104 l'éducation OU LES DEUX COUSINtS

madame d'orval, à V oreille de Lame.

Quoi! c'est là ta mère?

LAURE, baissant les yeux.

Oui.

madame d u P R É , voyant qu'on parle bas .

Mais que dit-elle lj ?

madame d'orval, à part.

Ah! Dieu! quel air commun!

laure, à part.

Je souffre !

madame d'orval.

Mais ma chère, Où demeures-tu donc? c'est au bout de la terre. Quel séjour à la fois et maussade et lointain! Mais que n'habitez-vous le faubourg Saint-Germain?

MADAME dupré.

Que voulez-vous? c'était la maison de nos pères. Nos affaires d'ailleurs exigent...

MADAME D'ORVAL

Vos affaires !

Mais, effectivement, qu'est-ce donc que j'ai vu En entrant dans la cour? des ballots!

lau re, jouant Vêtonnement.

Que dis-tu ?

MADAME D'ORVAL

Tout se trouve encombré chez toi de telle sorte, Qu'il m'a fallu laisser ma calèche a la porte.

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