MADAME DUPRE, LAURE, MADAME D'ORVAL, FLOR1NE
madame d'orval, embrassant Lattre.
Bonjour, ne suis-je pas aimable?
Tu ne t'attendais pas, Laure, à me recevoir !
laure, balbutiant.
A quoi dois-je, en effet, le plaisir de te voir?
madame d'orval.
Comment donc ? mais je viens te faire une visite ; Tu ne m'invites pas, ma chère, je m'invite. A propos, où donc est ta mère?
laure, embarrassée.
La voilà.
104 l'éducation OU LES DEUX COUSINtS
madame d'orval, à V oreille de Lame.
Quoi! c'est là ta mère?
LAURE, baissant les yeux.
Oui.
madame d u P R É , voyant qu'on parle bas .
Mais que dit-elle lj ?
madame d'orval, à part.
Ah! Dieu! quel air commun!
laure, à part.
Je souffre !
madame d'orval.
Mais ma chère, Où demeures-tu donc? c'est au bout de la terre. Quel séjour à la fois et maussade et lointain! Mais que n'habitez-vous le faubourg Saint-Germain?
MADAME dupré.
Que voulez-vous? c'était la maison de nos pères. Nos affaires d'ailleurs exigent...
MADAME D'ORVAL
Vos affaires !
Mais, effectivement, qu'est-ce donc que j'ai vu En entrant dans la cour? des ballots!
lau re, jouant Vêtonnement.
Que dis-tu ?
MADAME D'ORVAL
Tout se trouve encombré chez toi de telle sorte, Qu'il m'a fallu laisser ma calèche a la porte.