‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 10 sur 785 · GÉRONTE, VALÈRE, LUCAS, JACQUELINE · texte numérisé non relu

GÉRONTE, VALÈRE, LUCAS, JACQUELINE

valère. Oui, monsieur, je crois que vous serez satisfait; et nous vous avons amené le plus grand médecin du monde. lucas. Oh! morguenne! il faut tirer l’échelle après ceti-là; et tous les autres ne sont pas daignes de li déchausser ses souliés. valère. C’est un homme qui a fait des cures merveilleuses. lucas. Qui a gari des gens qui étiant morts.

valère. Il est un peu capricieux, comme je vous ai dit; et, parfois, il a des moments où son esprit s’échappe et ne paroît pas ce qu’il est. lucas. Oui, il aime à bouffonner; et l’an diroit parfois, ne v’s en déplaise, qu’il a quelque petit coup de hache à la tête. valère. Mais, dans le fond, il est toute science; et, bien souvent, il dit des choses tout-à-fait relevées.

lucas. Quand il s’y boute, il parle tout fin drait comme s’il lisoit dans un livre.

valère. Sa réputation s’est déjà répandue ici; et tout le monde vient à lui. GÉRONTE. Je meurs d’envie de le voir; faites-le-moi vite venir. valère. Je le vais quérir.

Page 1