IA
2<i LE MÉDECIN MALGRÉ LUI,
géronte. Fort grandes.
soanarelle. C’ost fort bien lait. Va-t-elle où vous savez?
GÉRONTE. Olli.
SOANARELLE. Copieusement ?
géronte. Je n’entends rien à cela.
soanarelle. La matière est-elle louable?
géronte. Je no me commis pas il ces choses.
soanarelle, à Lucinde. Donnez - moi votre bras, [à Géronte.) Voilà un pouls qui marque que votre fil le est muette.
géronte. Eh oui! monsieur, c’est là son mal; vous l’avez trouvé tout du premier coup.
SOANARELLE. Ail! ail!
Jacqueline. Voyez comme il a deviné sa maladie!
soanarelle. Nous autres erands médecins nous connoissons d’abord les
choses. Un ignorant anroit été embarrassé et vous eût été dire: C’est ceci, c’est cela; mais moi je touche au but du premier coup, et je vous apprends que votre fille est muette. géronte. Oui; mais je voudrons bien que vous me pussiez dire d’où cela vient.