‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 198 sur 785 · ACTE III, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE II

amphitryon. Oui, coquin. M’oses-tu méconnoître mercure. Je n’en reconnois point d’autre qu’Amphitryon. amphitryon. Et cet Amphitryon, qui, hors moi, le peut être? mercure. Amphitryon?

amphitryon. Sans doute.

mercure. Ah! quelle vision!

Dis-nous un peu, quel est le cabaret honnête Où tu t’es coiffé le cerveau?

amphitryon. Comment! encore?

mercure. Etoit-ce un vin à faire fête ? amphitryon. Ciel!

mercure. Etoit-il vieux ou nouveau ?

amphitryon. Que de coups!

mercure. Le nouveau donne fort dans la tête. Quand on le veut boire sans eau.

amphitryon. Ah! je t’arracherai cette langue, sans doute; mercure. Passe, mon cher ami, crois-moi;

Que quelqu’un ici ne t’écoute.

Je respecte le vin. Va-t-en, retire-toi,

Et laisse Amphitryon dans les plaisirs qu’il goûte. amphitryon. Comment! Amphitryon est là-dedans?

mercure. Fort bien;

Qui, couvert des lauriers d’une victoire pleine,

Est auprès de la belle Alcmène A jouir des douceurs d’un aimable entretien.

Après le démêlé d’un amoureux caprice,

Ils goûtent le plaisir de s’être rajustés.

Garde-toi de troubler leurs douces privautés,

Si tu ne veux qu’il ne punisse L’excès de tes témérités.

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