‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 234 sur 785 · ACTE II, SCh E VIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCh E VIII

mandé de ne point parler, et qui m ''aviez tant promis! Vous êtes donc un causeur, et vous allez redire que Ton voi dit en secret?

GEORGE DANDIN. Moi?

lubin. Oui. Vous avez été tout rapporter au . lari, vou- •• cause qu’il a fait du vacarme. Je suis bien aise de savoi ^ vu. *z de la langue ; et cela m’apprendra à 11e vous plus rien a george dandin. Ecoute, mon ami.

lgbiîî. Si vous 11’aviez point babillé, je vous aurois conté ce qui se pass à cette heure; mais, pour votre punition, vous 11e saurez rien du tout. george dandin. Comment! qu’est-ce qui se passe?

lubin. Rien, rien. Voilà ce que c’est d’avoir causé; vous n’en tâterez plus, et je vous laisse sur la bonne bouche. george dandin. Arrête un peu.

lubin. Point.

george dandin. Je ne te veux dire qu’un mot.

lubin. Nennin , nennin. Vous avez envie de me tirer les vers du nez. george dandin. Non, ce n’est pas cela.

lubin. Eh! quelque sot... Je vous vois venir. george dandin. C’est autre chose. Écoute.

lubin. Point d’affaire. Vous voudriez que je vous disse que monsieur le vicomte vient de donner de l’argent à Claudine, et quelle Ta mené chez sa maîtresse. Mais je ne suis pas si bête. george dandin. De grâce...

lubin. Non.

george dandin. Je te donnerai...

lubin. Tarare!

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