‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 262 sur 785 · TIRCIS, PHILÈNE, CLIMÈNE, CHLORIS · texte numérisé non relu

TIRCIS, PHILÈNE, CLIMÈNE, CHLORIS

chloris. Laisse-nous en repos, Philène.

climène. Tircis, ne viens point m’arrêter. tircis f.t philène ensemble.

Ah ! belle inhumaine ,

Daigne un moment m’écouter.

climène et chloris ensemble.

Mais que me veux-tu conter?

tircis et philène ensemble.

Que d’une flamme immortelle Mon cœur brûle sous tes lois.

climène et chloris ensemble.

Ce n’est pas une nouvelle,

Tu me l’as dit mille fois.

philène , ci Chloris. Quoi! veux-tu, toute ma vie,

Que j’aime et n’obtienne rien ?

chloris. Non , ce n’est pas mon envie;

N’aime plus , je le veux bien.

tircis, à Climène. Le ciel me force à Phommaee Dont tous ces bois sont témoins.

climène. C’est au ciel, puisqu’il t’engage ,

A te payer de tes soins.

philène, à Chloris. C’est par ton mérite extrême Que tu captives mes vœux.

chloris. Si je mérite qu’on m’aime ,

Je ne dois rien à tes feux.

tircis f.t philènf. ensemble.

L’éclat de tes yeux me tue.

climènf. et chloris ensemble.

Détourne de moi tes pas.

tircis f.t philènf. ensemble.

Je me plais dans cette vue.

climènf. et chloris ensemble.

Berger, ne t’en plains donc pas.

philène. Ah! belle Climène!

tircis. Ah! belle Chloris!

2<XS GEORGE DANDIN,

pxuLt îiv. , à Climène. Rends-la pour moi (tins humaine.

tircis, à Chloris. Dompte pour moi ses mépris, ci.i m km-. , h Chions.

Sois sensible h l’amour que te porte Philène. chloris, a Climène.

Sois sensible à l’ardeur dont Tircis est épris. climène, à Chloris.

Si tu veux me donner ton exemple, bergère, Peut-être je le recevrai.

chloris , a Climène.

Si tu veux te résoudre à marcher la première, Possible que je te suivrai.

climènf. et chloris ensemble.

Adieu, berger.

climène, h Philène. Attends un favorable sort. chloris, à Tircis.

Attends un doux succès du mal qui te possède. tircis. Je n’attends aucun remède.

philène. Et je n’attends que la mort.

tircis et philène ensemble.

Puisqu’il nous faut languir en de tels déplaisirs, Mettons fin, en mourant, à nos tristes soupirs.

Page 1