‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 263 sur 785 · CHLORIS · texte numérisé non relu

CHLORIS

Ali! mortelles douleurs!

Qu’ai-je plus à prétendre?

Coulez , coulez , mes pleurs :

Je n’en puis trop répandre.

Pourquoi faut-il qu’un tyrannique honneur Tienne notre ame en esclave asservie?

Hélas! pour contenter sa barbare rigueur,

J’ai réduit mon amant à sortir de la vie!

Ali! mortelles douleurs!

290 GEORGE D A N D I N

Qu’ai-je plus à prétendre?

Coulez, coulez, mes pleurs :

Je n’en puis trop répandre.

Me puis-je pardonner, dans ce funeste sort,

Les sévères froideurs dont je m’étois armée?

Quoi donc ! mon cher amant, je t’ai donné la mort ! Est-ce le prix, hélas! de m’avoir tant aimée?

Ah! mortelles douleurs!

Qu’ai-je plus à prétendre ?

Coulez, coulez, mes pleurs :

Je n’en puis trop répandre.

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