‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 319 sur 785 · ACTE IV, SCENE VII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE VII

sonne qui veuille me ressusciter , en me rendant mon argent, ou en m’apprenant qui l’a pris? Euh! que dites-vous? Ce n’est personne. Il faut , qui que ce soit qui ait fait le coup , qu’avec beaucoup de soin on ait épié l’heure ; et l’on a choisi justement le temps que je parlois à mon traître de fils. Sortons. Je veux aller quérir la justice, et faire donner la question à toute ma maison; à servante, à valets, à fds, à fille, et à moi aussi. Que de gens assemblés! Je ne jette mes regards sur personne qui ne me donne des soupçons, et tout me semble mon voleur. Hé! de quoi est-ce qu’on parle là? de celui qui m’a dérobé? Quel bruit fait-on là-haut? Est-ce mon voleur qui y est? De grâce, si l’on sait des nouvelles de mon voleur, je supplie que l’on m’en dise. IN’est-il point caché là parmi vous? Ils me regardent tous , et se mettent à rire. Vous verrez qu’ils ont part , sans doute , au vol que l’on m’a fai t .

i.')8 L’AVARE, ACTE IV, SCENE VII.

Allons vite, des commissaires , des archers, des prévôts, des juges, des gènes, des potences et des bourreaux, .le veux faire pendre tout le monde; et, si je ne retrouve mon argent, je me pendrai moi-même après.

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