‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 348 sur 785 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, PREMIER MÉDECIN, SECOND MÉDECIN, UN APOTHICAIRE.

premier médecin. Ce m’est beaucoup d’honneur, monsieur, d’être choisi pour vous rendre service.

monsieur de pourceaugnac. Je suis votre serviteur.

premier médecin. Voici un habile homme, mon confrère, avec lequel je vais consulter la manière dont nous vous traiterons. monsieur de pourceaugnac. Il ne faut point tant de façons , vous dis- je ; et je suis homme à me contenter de l’ordinaire.

PREMIER MÉDECIN. Allons , des sièges.

( Des laquais entrent et donnent des sièges.) monsieur DE pourceaugnac , à part. Voilà , pour un jeune homme , des domestiques bien lugubres.

MONSIEUR DE POURCEAUCNAC ,

premier médecin. Allons, monsieur: prenez votre place, monsieur.

( Les deux médecins font asseoir monsieur de Pourceaucnac entre

eux deux.)

monsieur de pourceaugnac , s’asseyant. Votre très-humble valet. ( Les deux médecins lui prenant chacun une main pour lui tdler le pouls.) Que veut dire cela?

premier médecin. Mangez-vous bien, monsieur? monsieur de pourceaucnac. Oui ; et bois encore mieux. premier médecin. Tant pis ! Cette grande appétition du froid et de l'humide est une indication de la chaleur et sécheresse qui est au-dedans. Donnezvous fort?

monsieur de pourceaugnac. Oui , quand j’ai bien soupe. premier médecin. Faites-vous des songes?

monsieur de pourceaucnac. Quelquefois.

premier médecin. De quelle nature sont-ils?

monsieur de pourceaucnac. De la nature des songes. Quelle diable de conversation est-ce là?

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