‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 347 sur 785 · ACTE I, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE X

monsieur de pouRCEAUGNAC , à part. C’est son maître d’hôtel; il faut que ce soit un homme de qualité.

premier médecin , à Eraste. Oui , je vous assure que je traiterai monsieur méthodiquement et dans toutes les régularités de notre art. monsieur df. pourceaugnac. Mon dieu ! il ne me faut point tant de cérémonies; et je ne viens pas ici pour incommoder. premier médecin. Un tel emploi ne me donne que de la joie. éraste, au médecin. Voilà toujours six pistoles d’avance, en attendant ce que j’ai promis.

monsieur de pourceaugnac. Non , s’il vous plaît ; je n’entends pas que vous fassiez de la dépense, et que vous envoyiez rien acheter pour moi. éraste. Mon Dieu! laissez faire. Ce n’est pas pour ce que vous pensez. monsieur de pourceaugnac. Je vous demande de ne me traiter qu’en ami. éraste. C’est ce que je veux faire. ( bas , au médecin.) Je vous recommande surtout de ne le point laisser sortir de vos mains ; car parfois il veut s’échapper.

premier médecin. Ne vous mettez pas en peine.

éraste, à monsieur de Pourceaugnac. Je vous prie de m’excuser de l’incivilité que je commets.

monsieur de pourceaugnac. Vous vous moquez, et c’est trop de grâce que vous me faites.

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