ORONTE
nérine , contrefaisant une Picarde. Ah ! je n’en pis plus ; je sis tout essoflée ! Ah ! fmfaron , tu m’as bien fait courir : tu ne m’écaperas mie. Justiche , justiche -, je boute empêchement au mariage. ( à Oronle.) Chés mon méri , monsieur, et je veux faire pindre che bon pindard-là.
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC. EllCOPe !
oronte, à part. Quel diable d’homme est-ce ci?
lucette. Et que boulez-bous dire, ambe bostre empachomen, et bostro pendarie ? Quaquel homo es bostre marit? nérine. Oui , medéme , et je sis sa femme.
lucette. Aquo es faus , acpios yeu que soun sa fenno , et se deu estre pendut, aquo sera yeu que lou Tarai penjat.
nérine. Je n’entains mie che barogoin-îà. lucette. Yeu bous disi que yeu soun sa fenno. nérine. Sa femme?
lucette. Oy.
nérine. Je vous dis que chest mi , encore in coup , qui le sis.
| lucette. Et yeu bous sousteni yeu, qu’aquos yeu.
1 nérine. Il y a quetre ans qu’il m’a éposée.
lucette. Et yeu set ans y a que m’a preso per fenno. nérine. J’ai des gairans de tout clio cpie je di. lucette. Tout mon pav lo sap.