‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 367 sur 785 · ACTE 11, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE 11, SCÈNE IX

nérine. No ville en est témoin.

LUCETTE. Tout Pczénas a bist notre mariatge.

nerine. Tout Chin-Quentin a assiste a no noclie.

lucette. Nou y a res de tant béritablc.

nérine. Il gn’y a rien de plus chortain.

lucette, a monsieur de Pourceuugnac • Gausos-tu diie lou contrari, valisquos ?

nérine, à monsieur de Pourceau gnac. Est-che que tu démaintiras , méchaint homme?

monsieur de pourcealTcnac. Il est aussi vrai 1 un que 1 autre.

lucette. Quaingn impudensso! Et coussy, misérable, nou te soubennes plus de la pauro Françon, et del pauré Jeannet, que soun lous fruits de nostre mariatge?

nérine. Bayez un peu l’insolence! Quoi! tu ne te souviens mie de chette pauvre ainfain, no petite Madelaine, que tu m’as laichée pour gaige ; de ta foi ?

monsieur de pourceaugnac. Voilà deux impudentes carognes !

monsieur de pourceaugnac. Diantre soit des petits (ils de putains! lucette. Coussy, traytc , tu non sios pas dins la darnière confusiu, de ressaupre à tal tous en fans, et de ferma l’aureillo à la tendresso paternelle ? Tu non m’escaperas pas, infâme, yen te boly seguv per-

408 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC

lucette. Béni, Françon, béni, Jeannet, béni toustou, béni toustoune, béni fayre beyre à un payre dénaturât, la duretat qu’el a per nautres.

nérine. Venez, Madelaine, men ainfain, venez-ves-en ichi faire honte il vo père de l’impudainche qu’il a.

SCENIC X.

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