‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 399 sur 785 · ACTE 1.1, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE 1.1, SCÈNE III

vous n’en ouvrirez la bouche à personne du monde, sur peine de la vie.

CLITIDAS. Il suffit.

ériphile. Sostrate t’a donc dit qu’il m’aimoit?

clitidas. Non, madame. Il faut vous dire la vérité. J’ai tiré de son cœur, par surprise, un secret qu’il veut cacher à tout le monde, et avec lequel il est, dit-il , résolu de mourir. Il a été au désespoir du vol subtil que je lui en ai fait; et, bien loin de me charger de vous le découvrir, il m’a conjuré, avec toutes les instantes prières qu’on sauroit faire, de ne vous en rien révéler; et c’est trahison contre lui que ce que je viens de vous dire.

ériphile. Tant mieux! c’est par son seul respect qu’il peut me plaire; et, s’il étoit si hardi que de me déclarer son amour , il perdroit pour jamais et ma présence et mon estime.

clitidas. Ne craignez point, madame...

ériphile. Le voici. Souvenez-vous au moins, si vous êtes sage, de la défense que je vous ai faite.

clitidas. Cela est fait, madame. Il ne faut pas être courtisan indiscret.

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