‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 424 sur 785 · QUI EST I.A SOLENNITÉ DES JEUX PYTH1ENS · texte numérisé non relu

QUI EST I.A SOLENNITÉ DES JEUX PYTH1ENS

Le théâtre est une grande salle en manière d’amphithéâtre , ouvert d’une grande arcade dans le fond, au-dessus de laquelle est une tribune fermée d’un rideau , et dans l’éloignement paroît un autel pour le sacrifice. Six hommes , habillés comme s’ils étoient presque nus , portant chacun une hache sur l’épaule , comme ministres du sacrifice, entrent par le portique au son des violons , et sont suivis de deux sacrificateurs musiciens, d’une prêtresse musicienne, et leur suite.

la prêtresse. Chantez, peuples], chantez en mille et mille lieux Du dieu que nous servons les brillantes merveilles ;

Parcourez la terre et les deux :

Vous ne sauriez chanter rien de plus précieux,

Rien de plus doux pour les oreilles.

une grecque. A ce dieu plein de force, à ce dieu plein d’appas,

Il n’est rien qui résiste.

autre grecque. Il n’est rien ici-bas

Qui par ses bienfaits ne subsiste.

autre grecque. Toute la terre est triste Quand on ne le voit pas.

le choeur. Poussons à sa mémoire

Des concerts si touchants,

Que , du haut de sa gloire,

Il écoute nos chants.

LES AMANTS MAGNIFIQUES

PREMIÈRE ENTRÉE DE BALLET

Les six hommes portant des haches font entre eux une danse ornée de toutes les attitudes que peuvent exprimer des gens qui étudient leurs forces; puis ils se retirent aux deux côtés du théâtre , pour faire place à six voltigeurs.

DEUXIÈME ENTRÉE DE BALLET

Six voltigeurs font paraître , en cadence, leur adresse sur des chevaux de bois, qui sont apportés par des esclaves.

TROISIÈME ENTRÉE DE BALLET

Quatre conducteurs d’esclaves amènent, en cadence, douze esclaves qui dansent, en marquant la joie qu’ils ont d’avoir recouvré leur liberté.

QUATRIÈME ENTRÉE DE BALLET

Quatre hommes et quatre femmes, armés à la grecque, font ensemble une manière de jeu pour les armes.

La tribune s’ouvre. Un héraut, six trompettes et un timbalier, se mêlant à tous les instruments, annoncent, avec un grand bruit, la venue d’Apollon.

le choeur. Ouvrons tous nos yeux A l’éclat suprême Qui brille en ces lieux.

Quelle grâce extrême!

Quel port glorieux !

Où voit-on des dieux Qui soient faits de même?

Apollon, au bruit des trompettes et des violons, entre par le portique, précédé de six jeunes gens qui portent des lauriers entrelacés autour d’un bâton, et un soleil d’or au-dessus, avec la devise royale , en manière de trophée. Les six jeunes gens, pour danser avec Apollon, donnent leur trophée à tenir aux six hommes qui portent les haches, et commencent avec Apollon une danse héroïque, à laquelle se joi-

A~ ’i LES AMANTS MAGNIFIQUES,

gnent, eu diverses manières, les six hommes portant les trophées, les quatre femmes années avec leurs timbres, et les quatre hommes armés avec leurs tambours, tandis que les six trompettes, le timbalier, les sacrificateurs, la prêtresse et le chœur de musique accompagnent tout cela, en se mêlant à diverses reprises; ce qui finit la fête des Jeux Pvthiens, et tout le divertissement.

CINQUIÈME ET DERNIÈRE ENTRÉE DE BALLET

APOLLON f.t SIX JEUNES GENS de sa suite, choeur df. musique.

Pour le Roi , représentant le Soleil.

Je suis la source des clartés;

Et les astres les plus vantés,

Dont le beau cercle m’environne,

Ne sont brillants et respectés Que par l’éclat que je leur donne.

Du char où je me puis asseoir,

Je vois le désir de me voir Posséder la nature entière ;

Et le monde n’a son espoir Qu’aux seuls bienfaits de ma lumière.

Bienheureuses de toutes parts,

Et pleines d’exquises richesses,

Les terres où de mes regards J’arrête les douces caresses!

Pour M. le Grand, suivant cl'Apollon.

Bien qu’auprès du soleil tout autre éclat s’efface.

S’en éloigner pourtant n’est pas ce que l’on veut;

Et vous voyez bien , quoi qu’il fasse,

Que l’on s’en tient toujours le plus près que l’on peut.

Pour le marquis de Vili.eroi , suivant d Apollon.

De notre maître incomparable Vous me voyez inséparable;

SIXIEME INTERMÈDE. 17

Et le zèle puissant qui m’attache à ses vœux Le suit parmi les eaux, le suit parmi les feux.

Pour le marquis nr. Rassknt, suivant d’Apollon.

Je ne serai pas vain quand je ne croirai pas Qu’un autre mieux que moi suive partout ses pas.

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