VÉNUS, PSYCHÉ, LE DIEU DU FLEUVE
vknus. Orgueilleuse Psyché, vous m’osez donc attendre , Après m’avoir , sur terre, enlevé mes honneurs,
Après que vos traits suborneurs Ont reçu les encens qu’aux miens seuls on doit rendre ?
J’ai vu mes temples désertés;
J’ai vu tous les mortels, séduits par vos beautés, Idolâtrer en vous la beauté souveraine,
Vous offrir des respects jusqu’alors inconnus.
Et ne se mettre pas en peine S’il étoit une autre Vénus;
Et je vous vois encor l’audace De n’en pas redouter les justes châtiments,
Et de me regarder en face ;
Comme si c’étoit peu que mes ressentiments. psychk. Si de quelques mortels on m’a vue adorée,
Est-ce un crime pour moi d’avoir eu des appas ,
Dont leur ame inconsidérée Laissoit chai mer des yeux qui ne vous voyoïent pas?
Je suis ce que le ciel m’a faite,
Je n’ai que les beautés qu’il m’a voulu prêter.
Si les vœux qu’on m’offroit vous ont mal satisfaite , Pour forcer tous les cœurs à vous les reporter,
Vous n’aviez qu’à vous présenter ,