‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 623 sur 785 · JULIE, CRIQUET · texte numérisé non relu

JULIE, CRIQUET

la comtesse. Approchez, monsieur Tibaudier ; ne craignez point d’entrer. Voire billet a été bien reçu, aussi bien que vos poires; et voilà madame qui parle pour vous contre votre riVal. monsieur tibaudier. Je lui suis bien obligé, madame; et, si elle a jamais quelque procès en notre siège , elle verra que je n’oublierai pas l’honneur qu’elle me fait, de se rendre auprès de vos beautés l’avocat de ma flamme.

Julie. Vous n’avez pas besoin d’avocat, monsieur; et votre cause est juste. monsieur tibaudier. Ce néanmoins, madame, bon droit a besoin d’aide: et j’ai sujet d’appréhender de me voir supplanté par un tel rival, et que madame ne soit circonvenue par la qualité de vicomte. le vicomte. J’espérois quelque chose, monsieur Tibaudier, avant votre billet; mais il me fait craindre pour mon amour. monsieur tibaudier. Voici encore , madame, deux petits versets ou couplets que j’ai composés à votre honneur et gloire. le vicomte. Ah! je ne pensois pas que monsieur Tibaudier fut poète; et voilà pour m’achever, que ces deux petits versets-là! la comtesse. Il veut dire deux strophes, (à Criquet. ) Laquais , donnez un siège à monsieur Tibaudier. (bas , à Criquet, qui apporte une chaise.) Un pliant, petit animal. Monsieur Tibaudier, mettez-vous là , et nous lisez vos strophes.

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