‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 689 sur 785 · SG · texte numérisé non relu

SG

LUS FEMMES SAVANTES

Quarante mille cens , et les dépens qu’il faut. philaminte. Voyons l’autre.

ciiRTSALE. «Monsieur, l’amitié qui me lie à monsieur votre frère me fait » prendre intérêt à tout ce qui vous touche. Je sais que vous avez mis » votre bien entre les mains d’Argante et de Damon , et je vous donne » avis qu’en même jour ils ont fait tous deux banqueroute. »

O ciel ! tout à la fois, perdre ainsi tout son bien ! philaminte, a Chrysale.

Ab! quel honteux transport ! Fi! tont cela n’est rien :

Il n’est pour le vrai sage aucun revers funeste :

Et, perdant toute chose, à soi-même il se reste.

Achevons notre affaire, et quittez votre ennui.

( montrant Trissotin.)

Son bien nous peut suffire et pour nous et pour lui. trissotin. Non , madame : cessez de presser cette affaire.

Je vois qu’à cet hymen tout le monde est contraire ;

Et mon dessein n’est point de contraindre les gens. philaminte. Cette réflexion vous vient en peu de temps;

Elle suit de bien près , monsieur, notre disgrâce. trissotin. De tant de résistance à la fin je me lasse.

J’aime mieux renoncer à tout cet embarras ,

Et ne veux point d’un cœur qui ne se donne pas. PHii-AMiNTE. .Te vois , je vois de vous , non pas pour votre gloire ,

Ce que jusques ici j’ai refusé de croire. trissotin. Vous pouvez voir de moi tout ce que vous voudrez.

Et je regarde peu comment vous le prendrez :

Mais je ne suis pas homme à souffrir l’infamie Des refus offensants qu’il faut qu’ici j’essuie.

Je vaux bien que de moi l’on fasse plus de cas ;

Et je baise les mains à qui ne me veut pas.

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