ADRASTE, HALI
aduaste. Je n’entends remuer personne. Hali, Hali. hali, caché dans un coin. Monsieur, l aduaste. Où donc te caches-tu ?
hali. Ces gens sont-ils sortis ?
aduaste. Non. Personne ne bouge.
hali, sortant d’où il était caché. S’ils viennent, ils seront frottés. aduaste. Quoi! tous nos soins seront donc inutiles! Et toujours ce fâcheux jaloux se moquera de nos desseins !
hali. Non. Le courroux du point d honneur me prend : il ne sera pas dit qu’on triomphe de mon adresse ; ma qualité de fourbe s’indigne de tous ces obstacles, et je prétends faire éclater les talents que j’ai eus du ciel.
aduaste. Je voudrois seulement que, par quelque moyen, par un billet, par quelque bouche, elle fût avertie des sentiments qu’on a pour elle et savoir les siens là-dessus. Après on peut trouver facilement les moyens...
«« LE SICILIEN
iiau. Laissez-moi faire seulement. J’en essaierai tant de toutes les manières que quelque chose enfin nous pourra réussir. Allons, le jour paroît; je vais chercher mes gens et venir attendre en ce lieu que notre jaloux sorte.