‹ ŒuvresChapitre 167 sur 629 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

GORGIBUS, CÉLIE, LA SUIVANTE cle Célic.

cÉLiF. , sortant tout éplorée, et son père la suivant.

Ah! n’espérez jamais que mon cœur y consente. couGiBus. Que marmottez-vous là, petite impertinente?

Vous prétendez choquer ce que j’ai résolu?

Je n’aurai pas sur vous un pouvoir absolu?

Et, par sottes raisons, votre jeune cervelle Voudroit régler ici la raison paternelle?

Qui de nous deux à l’autre a droit de faire loi?

A votre avis, qui mieux, ou de vous, ou de moi,

O sotte! peut juger ce qui vous est utile?

Par la corbleu! gardez d’échauffer trop ma bile; Vous pourriez éprouver, sans beaucoup de longueur, Si mon bras sait encor montrer quelque vigueur. Votre plus court sera, madame la mutine,

D’accepter sans façon l’époux qu’on vous destine. J’ignore, dites-vous, de quelle humeur il est,

Et dois, auparavant, consulter s’il vous plaît: Informé du grand bien qui lui tombe en partage, Dois-je prendre le soin d’en savoir davantage?

Et cet époux, ayant vingt mille bons ducats,

Pour être aimé de vous, doit-il manquer d’appas? Allez, tel qu’il puisse être, avecque cette somme Je vous suis caution qu’il est très honnête homme. cklie. Hélas!

gorgibus. Eli bien, hélas! Que veut dire ceci?

Voyez le bel hélas qu’elle nous donne ici!

Eh! que si la colère une fois me transporte,

Je vous ferai chanter hélas de belle sorte!

Voilà, voilà le fruit de ces empressements Qu’on vous voit nuit et jour à lire vos romans;

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