‹ ŒuvresChapitre 204 sur 629 · DON GARCIE, DONE ELY IRE, DON ALYAR, ÉLISE · texte numérisé non relu

DON GARCIE, DONE ELY IRE, DON ALYAR, ÉLISE

don garcie. Je viens m’intéresser,

Madame, au doux espoir qu’il vous vient d’annoncer.

Ce frère qui menace un tyran plein de crimes,

Flatte de mon amour les transports légitimes:

Son sort offre à mon bras des périls glorieux Dont je puis faire hommage à l’éclat de vos yeux.

Et par eux m’acquérir, si le ciel m’est propice,

La gloire d’un revers que vous doit sa justice.

Qui va faire à vos pieds choir l’infidélité,

Et rendre à votre sang toute sa dignité.

Mais ce qui plus me plaît d’une attente si chère,

C’est que pour être roi, le ciel vous rend ce frère;

Et qu’ ainsi mon amour peut éclater au moins Sans qu’à d’autres motifs on impute ses soins,

Et qu’il soit soupçonné que dans votre personne Il cherche à me gagner les droits d’une couronne.

Oui, tout mon cœur voudroit montrer aux yeux de tous Qu’il ne regarde en vous autre chose que vous;

Et cent fois, si je puis le dire sans offense,

Ses vœux se sont armés contre votre naissance;

Leur chaleur indiscrète a d’un destin plus bas Souhaité le partage à vos divins appas;

Afin que de ce cœur le noble sacrifice Pût du ciel envers vous réparer l’injustice,

Et votre sort tenir des mains de mon amour Tout ce qu’il doit au sang dont vous tenez le jour.

Mais puisqu’enfin les cieux, de tout ce juste hommage, A mes feux prévenus dérobent l’avantage,

Trouvez bon que ces feux prennent un peu d’espoir Sur la mort que mon bras s’apprête à faire voir,

Et qu’ils osent briguer, par d’illustres services,

D’un frère et d’un État les suffrages propices. don k Ki.viRE. Je sais que vous pouvez, prince, en vengeant nos droits

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