‹ ŒuvresChapitre 239 sur 629 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

DON ALVAR, ÉLISE

«ou a i.v au. Oui, jamais il ne fut de si rude surprise.

Il venoit de former cette haute entreprise;

A l’avide désir d’immoler Mauregat,

De son prompt désespoir il tournoit tout l’éclat; Ses soins précipités vouloient à son courage De cette juste mort assurer l’avantage;

Y chercher son pardon et prévenir l’ennui Qu’un rival partageât cette gloire avec lui.

Il sortoit de ces murs, quand un bruit trop fidèle Est venu lui porter la fâcheuse nouvelle Que ce même rival, qu’il vouloit prévenir,

A remporté l’honneur qu’il pensoit obtenir,

L’a prévenu lui*même en immolant le traître,

Et poussé dans ce jour don Alphonse à paroître, Qui, d’un si prompt succès, va goûter la douceur, Et vient prendre en ces lieux la princesse sa sœur. Et, ce qui n’a pas peine à gagner la croyance,

On entend publier que c’est la récompense Dont il prétend payer le service éclatant Du bras qui lui fait jour au trône qui l’attend.

) lise. Oui, done El vire a su ces nouvelles semées,

Et du vieux don Louis les trouve confirmées,

Qui vient de lui mander que Léon, dans ce jour, De don Alphonse et d’elle attend l’heureux retour;

Et que c’est là qu’on doit, par un revers prospère,

Lui voir prendre un époux de la main de ce frère. Dans ce peu qu’il en dit, il donne assez à voir Que don Sylvc est l’époux qu’elle doit recevoir. don ai. y a u. Ce coup au cœur du prince...

élise. Est sans doute bien rude, Et je le trouve à plaindre en son inquiétude.

Son intérêt pourtant, si j’en ai bien jugé,

Est encor cher au cœur qu’il a tant outragé;

Et je n’ai point connu, qu’à ce succès qu’on vante,

La princesse ait fait voir une ame fort contente De ce frère qui vient, et de la lettre aussi;

Mais...

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