SCÈNE V
VALÈRE, SGANARELLE, ERGASTE
valère, dans le fond du théâtre.
Ergaste, le voilà cet argus que j’abhorre,
Le sévère tuteur de celle que j’adore.
sganarelle, se croyant seul.
N’est-ce pas quelque chose enfin de surprenant Que la corruption des mœurs de maintenant ! valère. Je voudrois l’accoster, s’il est en ma puissance,
Et tâcher de lier avec lui connoissance. sganarelle, se croyant seul.
Au lieu de voir régner cette sévérité Qui composoit si bien l’ancienne honnêteté,
La jeunesse en ces lieux, libertine, absolue,
Ne prend... ( Valère salue Sganarelle de loin.)
valère. Il ne voit pas que c’est lui qu’on salue.