‹ ŒuvresChapitre 257 sur 629 · ACTE 1, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCENE V

ergaste. Son mauvais œil peut-être est de ce côté-ci.

Passons du côté droit.

sganarellf, sc croyant seul. Il faut sortir d’ici.

Le séjour de la ville en moi ne peut produire Que des...

valère, en s’approchant peu à peu.

Il faut chez lui tâcher de m’introduire. sganarelle, entendant quelque bruit.

Eh! j’ai cru qu’on parloit.

(se croyant seul.') Aux champs, grâces aux cicux, Les sottises du temps ne blessent point mes veux. kugaste, à Valère.

Abordez-lc.

sganarellf., entendant encore du bruit.

Plaît-il ?

( n’entendant plus rien.) Les oreilles me cornent. se croyant seul.) Là, tous les passe-temps de nos filles se bornent...

(Il aperçoit Valère qui le salue.)

Est-ce à nous?

ergaste, à Valère. Approchez.

sgan arei.lk, sans prendre gardeà Valère. Là, nul godelureau

(Valère le salue encore.)

Ne vient... Que diable!...

( Il se retourne , et voit Ergaste qui le salue de l’autre côté. )

Encor? que de coups de chapeau valère. Monsieur, un tel abord vous interrompt peut-être? sgan a r elle. Cela se peut.

valère. Mais quoi! l’honneur de vous connoître Est un si grand bonheur, est un si doux plaisir,

Que de vous saluer j’avois un grand désir. sganarellf. Soit.

valère. Et de vous venir, mais sans nul artifice,

Assurer que je suis tout à votre service. sganarellf. Je le crois.

valère. J’ai le bien d’être de vos voisins,

Et j’en dois rendre grâce à mes heureux destins sganarellf.. C’est bien fait.

valère. Mais, monsieur, savez-vous les nouvelles Que l’on dit à la cour, et qu’on tient pour fidèles? sganarellf. Que m’importe?

valère. Il est vrai; mais pour les nouveautés,

On peut avoir parfois des curiosités.

Vous irez voir, monsieur, cette magnificence

;:(8 L’ÉCOLE DES MARIS

Que tic notre dauphin prépare la naissance?

SGANARF.LLE. Si je VCUX.

valère. Avouons que Paris nous fait part De cent plaisirs charmants qu’on n’a point autre part.

Les provinces auprès sont des lieux solitaires.

A quoi donc passez-vous le temps?

sganarelle. A mes affaires.

vai.ère. L’esprit veut du relâche, et succombe parfois Par trop d’attachement aux sérieux emplois.

Que faites-vous les soirs avant qu’on se retire? sganarelle. Ce qui me plaît.

valère. Sans doute : on ne peut pas mieux dire;

Cette réponse est juste, et le bon sens paroît A ne vouloir jamais faire que ce qui plaît.

Si je ne vous croyois l’ame trop occupée,

J’irois parfois chez vous passer l’après-soupée.

SGANARELLF.. Sei'VltCUr.

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