ACTE II, SCENE XIV
De celui qui vous fait si grande violence.
ISABELLE. Vous ne me sauriez faire un plus charmant plaisir;
Car enfin cette vue est fâcheuse à souffrir,
Elle m’est odieuse, et l’horreur est si forte...
SGANARELLE. Eli! ell !
Isabelle. Vous offensé-je en parlant de la sorte?
Fais -je...
sganarelle. Mon dieu! nenni, je ne dis pas cela;
Mais je plains, sans mentir, l’état où le voilà,
Et c’est trop hautement que ta haine se montre.
Isabelle. Je n’en puis trop montrer en pareille rencontre. valère. Oui, vous serez contente; et, dans trois jours, vos yeux Ne verront plus l’objet qui vous est odieux.
Isabelle. A la bonne heure. Adieu.
sganarelle, «s Valère. Je plains votre infortune;
Mais...
valère. Non, vous n’entendrez de mon cœur plainte aucune; Madame, assurément, rend justice à tous deux,
Et je vais travailler à contenter ses vœux.
Adieu.
sganarelle. Pauvre garçon! sa douleur est extrême;
Tenez, embrassez-moi ; c’est un autre elle-même.
(7/ embrasse Valère.)
I 358 l.’ECOLE DES MARIS, ACTE II, SCÈNE XV.