‹ ŒuvresChapitre 291 sur 629 · SC. ANARELLE, UN COMMISSAIRE, UN NOTAIRE, LISETTE, ERGASTE · texte numérisé non relu

SC. ANARELLE, UN COMMISSAIRE, UN NOTAIRE, LISETTE, ERGASTE

iSAisF.Li e. Ma sœur, je vous demande un généreux pardon,

Si de mes libertés j’ai taché votre nom.

Le pressant embarras d’une surprise extrême M’a tantôt inspiré ce honteux stratagème :

Votre exemple condamne un tel emportement;

• Mais le sort nous traita nous deux diversement. a Sganarcllc.) Pour vous, je ne veux point, monsieur, vous faire excuse; Je vous sers beaucoup plus que je ne vous abuse.

Le ciel pour être joints ne nous fit pas tous deux .

Je me suis reconnue indigne de vos vœux;

Et j’ai bien mieux aimé me voir aux mains d’un autre, Que ne pas mériter un cœur comme le vôtre. val ère, à Sganarelle.

Pour moi, je mets ma gloire et mon bien souverain A la pouvoir, monsieur, tenir de votre main. ariste. Mon frère, doucement il faut boire la chose:

D’une telle action vos procédés sont cause;

Et je vois votre sort malheureux à ce point Que, vous sachant dupé, l’on ne vous plaindra point. lisette. Par ma foi! je lui sais bon gré de cette affaire;

Et ce prix de ses soins est un trait exemplaire. i.ÉONOR. Je ne sais si ce trait se doit faire estimer;

Mais je sais bien qu’au moins je ne le puis blâmer. i rgaste. Au sort d’être cocu son ascendant l’expose;

Et ne l’être qu’en herbe est pour lui douce chose.

:no 1/ ÉCOLE DES MAfilS, ACTE III, SCÈNE X

sr.AN\BF.M.K, sortant de l'accablement dans lequel il étoit plongé. Non, je ne puis sortir de mon étonnement.

Cette déloyauté confond mon jugement;

Et je ne pense pas que Satan en personne Puisse être si méchant qu’une telle friponne.

J’aurois pour elle au feu mis la main que voilà. Malheureux qui se lie à femme après cela!

La meilleure est toujours en malice féconde;

C’est un sexe cngëndré pour damner tout le monde. ,T’y renonce à jamais, à ce sexe trompeur,

Et je le donne tout au diable de bon cœur. i no a st r. Bon.

AiusTF.. Allons tous chez moi. Venez, seigneur Valero; Nous tâcherons demain d’apaiser sa colère, i i sr tt r, au parterre.

Vous, si vous connoisscz des maris loups-garous, Envovez-les au moins à l’école chez nous.

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