‹ ŒuvresChapitre 382 sur 629 · ACTE V, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE VI

Et qu’il vient en ces lieux célébrer ce lien.

Jugez, en prenant part à mon inquiétude,

S’il pouvoit m’arriver un contre-temps plus rude.

Cet Enrique, dont hier je m’informois à vous,

Cause tout le malheur dont je ressens les coups:

Il vient avec mon père achever ma ruine,

Et c’est sa fille unique à qui l’on me destine.

J’ai, dès leurs premiers mots, pensé m’évanouir;

Et d’abord, sans vouloir plus long-temps les ouïr,

Mon père ayant parlé de vous rendre visite ,

L’esprit plein de frayeur, je l’ai devancé vite.

De grâce, gardez-vous de lui rien découvrir De mon engagement qui le pourroit aigrir,

Et tâchez, comme en vous il prend grande créance,

De le dissuader de cette autre alliance.

ARNOLPHE. Oui-dà.

uorace. Conseillez-lui de différer un peu,

Et rendez, en ami, ce service à mon feu. arnolphe. Je n’y manquerai pas.

horace. C’est en vous que j’espère.

arnolphe. Fort bien.

horace. Et je vous tiens mon véritable père.

Dites-lui que mon âge... Ah! je le vois venir!

Ecoutez les raisons que je vous puis fournir.

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