‹ ŒuvresChapitre 470 sur 629 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

LA PRINCESSE, AGLANTE, CYNTHIE, PHILIS

MORON

aglante. Viens, approche, Moron, viens nous aider à défendre l’amour contre les sentiments de la princesse.

la princesse. Voilà votre parti fortifié d’un grand défenseur. moron. Ma foi! madame, je crois qu’après mon exemple il n’y a plus rien à dire, et qu’il ne faut plus mettre en doute le pouvoir de l’amour. J’ai bravé ses armes assez long- temps et fait de mon drôle comme un autre; mais enfin ma fierté a baissé l’oreille, et vous avez une traîtresse [Il montre Philis.) qui m’a rendu plus doux qu’un agneau. Après cela, on ne doit plus faire aucun scrupule d’aimer, et, puisque j’ai bien passé par là, il peut bien y en passer d’autres. cynthie. Quoi! Moron se mêle d’aimer?

moron. Fort bien.

cynthie. Et de vouloir être aimé?

moron. Et pourquoi non? Est-ce qu’on n’est pas assez bien fait pour cela? Je pense que ce visage est assez passable, et que pour le bel air, dieu merci, nous ne le cédons à personne. cynthie. Sans doute, on auroit tort.

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