‹ ŒuvresChapitre 469 sur 629 · ACTE II, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE I

agitante. Prenez garde, madame; l’Amour sait se venger des mépris que l’un fait de lui, et peut-être...

la princesse. Non, non; je brave tous ses traits, et le grand pouvoir qu’on lui donne n’est rien qu’une chimère et qu’une excuse des (bibles cœurs qui le font invincible pour autoriser leur foiblesse. cynthie. Mais enfin toute la terre reconnoît sa puissance, et vous voyez que les dieux mêmes sont assujétis à son empire. On nous fait voir que Jupiter n’a pas aimé pour une fois, et que Diane même, dont vous affectez tant l’exemple, n’a pas rougi de pousser des soupirs d’amour. la princesse. Les croyances publiques sont toujours mêlées d’erreur. Les dieux ne sont point faits comme les fait le vulgaire, et c’est leur manquer de respect que de leur attribuer les foiblesses des hommes.

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