‹ ŒuvresChapitre 485 sur 629 · ACTE III, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE V

ma personne et les avantages de ma naissance, et tâche d’ébranler ses sentiments par la douceur de quelque espoir. Je te permets de dire tout ce que tu voudras pour tâcher à me l’engager. moron. Laissez-moi faire.

i,a princesse. C’est une chose qui me tient au cœur: je souhaite ardemment qu’il m’aime.

moron. Il est bien fait, oui, ce petit pendard-là; il a bon air, bonne physionomie , et je crois qu’il seroit assez le fait d’une jeune princesse, u princesse. Enfin, tu peux tout espérer de moi si tu trouves moyen d’enflammer pour moi son cœur.

moron. Il n’y a rien qui ne se puisse faire. Mais, madame, s’il venoit «à vous aimer, que feriez-vous, s’il vous plaît? i,a princesse. Ali! ce seroit lors que je prendrois plaisir à triompher pleinement de sa vanité, à punir son mépris par mes froideurs et à exercer sur lui toutes les cruautés que je pourrois imaginer. moron. Il ne se rendra jamais.

la princesse. Ah! Moron, il faut faire en sorte qu’il se rende. moron. Non, il n’en fera rien. Je le connois, ma peine seroit inutile. la princesse. Si faut-il pourtant tenter toute chose et éprouver si son ame est entièrement insensible. Allons. Je veux lui parler et suivre une pensée qui vient de me venir.

TROISIÈME INTERMÈDE

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