‹ ŒuvresChapitre 486 sur 629 · PHILIS, TIRCIS · texte numérisé non relu

PHILIS, TIRCIS

philis. Viens, Tircis, laissons-les aller, et me dis un peu ton martyre de la façon que tu sais faire. Il y a long-temps que tes yeux me parlent; mais je suis plus aise d’ouïr ta voix.

tircis chante. Tu m’écoutes, hélas! dans ma triste langueur:

Mais je n’en suis pas mieux, ô beauté sans pareille!

Et je touche ton oreille Sans que je touche ton cœur.

philis. Va, va, c’est déjà quelque chose que de toucher l’oreille, et le temps amène tout. Chante-moi cependant quelque plainte nouvelle que tu aies composée pour moi.

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