MONSIEUR DIMANCHE, SGANARELLE
sganarelle. Il faut avouer que vous avez en monsieur un homme qui vous aime bien.
monsieur dimanche. Il est vrai; il me fait tant de civilités et tant de compliments que je ne saurois jamais lui demander de l’argent. sganarelle. Je vous assure que toute sa maison périroit pour vous, et je voudrais qu’il vous arrivât quelque chose, que quelqu’un s’avisât de vous donner des coups de bâton, vous verriez de quelle manière... monsieur dimanche. Je le crois; mais, Sganarelle, je vous prie de lui dire un petit mot de mon argent.
sganarelle. Oh! ne vous mettez pas en peine, il vous paiera le mieux du monde.
monsieur dimanche. Mais vous, Sganarelle, vous me devez quelque chose en votre particulier.
sganarelle. Fi! ne parlez pas de cela.
monsieur dimanche. Comment? Je...
sganarelle. Ne sais-je pas bien que je vous dois? monsieur dimanche. Oui. Mais...
sganarelle. Allons, monsieur Dimanche, je vais vous éclairer. monsieur dimanche. Mais mon argent.
sganarelle, prenant monsieur Dimanche par le bras. Vous moquez-vous ?
monsieur dimanche. Je veux...
sganarelle, le tirant. Eh!
monsieur dimanche. J’entends...
sganarelle, le poussant vers la porte. Bagatelles.
MONSIEUR DIMANCHE. Mais...
sganarelle, le poussant encore. Fi!
MONSIEUR DIMANCHE. Je...
sganarelle, le poussant tout-à-fait hors du théâtre. Fi! vous dis-je.
LE FESTIN DE PIERRE