‹ ŒuvresChapitre 558 sur 629 · LUCINDE, SGANARELLE · texte numérisé non relu

LUCINDE, SGANARELLE

scanarelle. Ah! voilà ma fille qui prend l’air. Elle ne me voit pas; elle soupire; elle lève les yeux au ciel. ( à Lucincle.) Dieu vous gard. Bonjour, ma mie. Eh bien! qu’est-ce? Comme vous en va? Eh quoi! toujours triste et mélancolique comme cela, et tu ne veux pas me dire ce que tu as? Allons donc, découvre -moi ton petit cœur. Là, ma pauvre mie, dis, dis, dis tes petites pensées à ton petit papa mignon. Courage, veux-tu que je te baise? Viens. ( h part.) J’enrage de la voir de cette humeur-là. [h Lucinde.) Mais, dis-moi, me veux-tu faire mourir de déplaisir, et ne puis -je savoir d’où vient cette grande langueur ? Découvre-m’en la cause, et je te promets que je ferai toutes choses pour toi. Oui, tu n’as qu’à me dire le sujet de ta tristesse; je t’assure ici, et te fais serment qu’il n’y a rien que je ne fasse pour te satisfaire; c’est tout dire. Est-ce que tu es jalouse de quelqu’une de tes compagnes que tu voies plus brave que toi, et seroit-il quelque étoffe nouvelle dont tu voulusses avoir un habit? Non. Est-ce que ta chambre ne te semble pas assez parée, et que tu souhaiterois quelque cabinet de la foire Saint-Laurent? Ce n’est pas cela. Aurois-tn envie d’apprendre quelque chose, et veux-tu que je te donne un maître pour te montrer à jouer du clavecin? Nenni. Aimerois-tu quelqu’un, et souhaiterois-tu d’être mariée? [Lucinde fait signe que Qui.)

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