CÉLIJVJ EN E, ORONTE, ALCESTE
Oui, c’est à vous de voir si par des nœuds si doux, Madame, vous voulez m’attacher tout à vous.
Il me faut de votre ame une pleine assurance:
Lu amant là-dessus n’aime point qu’on balance.
Si l’ardeur de mes leux a pu vous émouvoir,
Vous ne devez point feindre à me le faire voir;
Et la preuve, après tout, que je vous en demande, C’est de 11e plus souffrir qu’ Alceste vous prétende.
De le sacrifier, madame, à mon amour,
Et de chez vous enfin le bannir dès ce jour.
Mais quel sujet si grand contre lui vous irrite.
Vous à qui j’ai tant vu parler de son mérite? Madame, il ne faut point ces éclaircissements;
Il s’agit de savoir quels sont vos sentiments. Choisissez, s’il vous plaît, de garder l’un ou l’autre; Ma résolution n’attend rien que la vôtre. sortant du coin où il était.
Oui, monsieur a raison; madame, il faut choisir;
Et sa demande ici s’accorde à mon désir.
Pareille ardeur me presse et même soin m’amène; Mon amour veut du vôtre une marque certaine:
Les choses 11e sont plus pour traîner en longueur Et voici le moment d’expliquer votre cœur.
Je ne veux point, monsieur, d’une flamme importune Troubler aucunement votre bonne fortune.
Je 11e veux point, monsieur, jaloux ou non jaloux , Partager de son cœur rien du tout avec vous.
Si votre amour au mien lui semble préférable...
Si du moindre penchant elle est pour vous capable... Je jure de n’y rien prétendre désormais.
Je jure hautement de 11e la voir jamais.