‹ ŒuvresChapitre 79 sur 629 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

CÉLIE, MASCARILLE

et lie , (i Mascarille qui lui a parlé bas.

Quoi que tu veuilles dire, et que l’on se propose, De ce retardement j’attends fort peu de chose.

Ce qu’on voit de succès peut bien persuader Qu’ils ne sont pas encor fort près de s’accorder.

Et je t’ai déjà dit qu’un cœur comme le nôtre Ne voudroit pas pour l’un faire injustice à l’autre ; Et que très fortement, par de différents nœuds,

Je me trouve attachée au parti de tous deux.

Si Lélie a pour lui l’amour et sa puissance,

Andrès pour son partage a la reconnoissance,

Qui ne souffrira point que mes pensers secrets Consultent jamais rien contre ses intérêts;

Oui, s’il ne peut avoir plus de place en mon ame, Si le don de mon cœur ne couronne sa flamme,

Au moins dois-je ce prix à ce qu’il fait pour moi De n’en choisir point d’autre, au mépris de sa foi, Et de faire à mes vœux autant de violence,

Que j’en fais aux désirs qu’il met en évidence.

Sur ces difficultés qu’oppose mon devoir,

Juge ce que tu peux te permettre d’espoir. mascarille. Ce sont, à dire vrai, de très fâcheux obstacles;

Et je ne sais point l’art de faire des miracles;

Mais je vais employer mes efforts plus puissants, Remuer terre et ciel, m’y prendre de tout sens Pour tâcher de trouver un biais salutaire,

Et vous dirai bientôt ce qui se pourra faire.

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