‹ ŒuvresChapitre 82 sur 629 · TRUFALDIN, ANSELME, PANDOLFE, CÉLIE, HIPPOLYTE, LÉANDRE, ANDRÈS · texte numérisé non relu

TRUFALDIN, ANSELME, PANDOLFE, CÉLIE, HIPPOLYTE, LÉANDRE, ANDRÈS

trufaldin. Ah! ma fille!

célie. Ah! mon père!

trufaldin. Sais-tu déjà comment le ciel nous est prospère? célie. Je viens d’entendre ici ce succès merveilleux. hippolyte, à Léandre.

En vain vous parleriez pour excuser vos feux,

Si j’ai devant les yeux ce que vous pouvez dire. léandre. Un généreux pardon est ce que je desire:

Mais j’atteste les cieux, qu’en ce retour soudain Mon père fait bien moins que mon propre dessein. andrès, à Célie. Qui l’auroit jamais cru, que cette ardeur si pure Pût être condamnée un jour par la nature!

Toutefois tant d’honneur la sut toujours régir,

Qu’en y changeant fort peu, je puis la retenir. célie. Pour moi, je me blâmois, et croyois faire faute,

Quand je n’avois pour vous qu’une estime très haute.

Je ne pouvois savoir quel obstacle puissant M’arrêtoit sur un pas si doux et si glissant,

Et détournoit mon cœur de l’aveu d’une flamme Que mes sens s’efforçoient d’introduire en mon ame. trufaldin, hCélie. Mais en te recouvrant, que diras-tu de moi,

Si je songe aussitôt à me priver de toi,

Et t’engage à son fils sous les lois d’hyménée? célie. Que de vous maintenant dépend ma destinée.

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