‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 3 sur 62 · Nom d'une satire de Régnier. {Note de l'auteur · texte numérisé non relu

Nom d'une satire de Régnier. {Note de l'auteur

2. Nom d'un drame satirique d'Aristophane. [Note de l'auteur.)

3. Cynique très frondeur, souvent mis en scène dans les Dialogues de Lucien. {Note de l'auteur.)

Dialogues. p

Il dénigra Socrate; et tu sais de quel ton Il vouait au mépris cette Athène immortelle, Qui riait aux éclats, lorsqu'il se moquait d'elle.

BOILEAU

Quant à moi, je ne fus que l'effroi des rimeurs.

LUCIEN

Tu parlas trop de vers, et point assez de mœurs; Et ta critique enfin, plus maligne qu'austère, Tomba plus sur l'esprit que sur le caractère. Pour moi, laissant en paix sommeiller leurs écrits, Je ne me brouillai point avec nos beaux esprits. Plus hardi, je lançai mes vives apostrophes Aux charlatans parés du nom d'fe philosophes; J'osai faire avanie à certains demi-dieux : J'attaquai tour à tour les vices odieux, Hypocrisie, orgueil, cupidité, bassesse; Mes traits les plus aigus assaillirent sans cesse Ces vautours attroupés auprès des testateurs. Et qui du jour funèbre accusent les lenteurs. Rabaissant les exploits de nos foudres de guerre. Je pesai le néant des gloires de la terre; Et, sans nuire à personne, en mes tableaux mouvants. Sous le masque des morts , je peignis les vivants.

BOILEAU

Ton siècle fut traitable, et sur lui la critique. Pouvait à pleines mains verser le sel attique : Le mien, un peu guindé, vs'en offen.sait encor;

10 OEuvres de Millevoye.

Mais celui-ci, dit-on, est le vrai siècle d'or Pour la satire.

LUCIEN

En grand il faudrait peindre l'homme.

Tu ménageais Paris.

BOILEAU

Toi, tu cajolais Rome.

LUCIEN

Du nom d'adulateur, tu fus gratifié.

BOILEAU

De juge partial, tu fus qualifié.

LUCIEN

D'Alexandre le Grand je raccourcis la taille.

BOILEAU

Un jour, au grand Louis prêt à livrer bataille , J'adressai de Pyrrhus l'épisode admiré.

LUCIEN

Louis, au fond du cœur, t'en savait fort bon gré :

11 aimait peu la guerre, et bénissait, je gage, Sa grandeur qui toujours l'attachait au rivage ^.

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