L^AMA1NT OBSTINE
Tu le veux dçnc, ô peine extrême, Il faut t'obéir, malgré moi !
Quoi! Louise, ce matin même, Je ne dois plus songer à toi ?
Mais l'aurore, ma douce amie.
Est la compagne de l'amour...
Ah ! si tu veux que je t'oublie.
Permets-moi d'attendre le jour.
Le jour a remplacé l'aurore.
Mais, vois si je suis malheureux !
Une rose qui vient d'éclore Soudain te rappelle à mes yeux.
Hélas ! dans chaque fleur jolie.
Il me semble toujours te voir...
Ah! si tu veux que je t'oublie.
Permets-moi d'attendre le soir.
Le soir, rêveur et solitaire, Je m'enfonce dans le vallon ;