I. Les Plaisirs du Poète, i^^" édit , an X
194 CEuvres de Alillevoye. |
Laisse donc tes ordres sévères^
Eglé, sois sensible à ton tour;
Songe que les faveurs légères t
Sont les lisières de l'Amour. ^
LA RESOLUTION
Sujei tire de Gessner ^
Las de brûler un fol encens, Dans ton sein, douce indifférence, Je viens déposer mes tourmens.
Trop aimables enchanteresses !
G beautés que j'idolâtrais !
Gardez vos perfides caresses :
Je renonce à vous pour jamais.
Vainement votre doux langage Me rappelle dans mon lien; L'oiseau s'échappe de sa cage.
Mais l'oiseau jamais n'y revient.
i. Les Plaisirs du Poète, i""^ édit., an X
ur les autels de l'inconstance, ^
Stances. 19^
Cruel amour ! désir volage !
Vous ne troublerez plus mon sort, Et ma nacelle, après l'orage, Surgit heureusement au port...
Mais que vois-je? Dieu ! sur le sable, Quel charmant vestige est resté !
Peut-être une bergère aimable Vient de passer de ce côté.
Que ce pied m'annonce de grâces !
Qu'il me fait deviner d'appas !
La belle, si j'en crois ces traces, Vers le bosquet portait ses pas...
Je l'adore et cours le lui dire; Adieu sagesse, adieu projets :
Amour! je reprends ton empire, Et pour ne le quitter jamais.
OEuvres de Millevoye.