‹ ŒuvresChapitre 81 sur 192 · LA FAUVETTE · texte numérisé non relu

LA FAUVETTE

Dans les bois l'amoureux Myrtil Avait pris Fauvette légère :

« Aimable oiseau, lui disait-il.

Je te destine à ma bergère.

Pour prix du don que j'aurai fait, Que de baisers !... Si ma Lucette M'en donne deux pour un bouquet, J'en aurai dix pour la Fauvette. »

Romances.

La Fauv'ette, dans le vallon, A laissé son ami fidèle, Et fait tant, que de sa prison Elle s'échappe à tire-d'aile.

« Ah ! dit le berger désolé.

Adieu les baisers de Lucette !

Tout mon bonheur s'est envolé Sur les ailes de la Fauvette. »

Myrtil retourne au bois voisin, Pleurant la perte qu'il a faite; Soit par hasard, soit à dessein.

Dans le bois se trouvait Lucette*.

Sensible à ce gage de foi , Elle sortit de sa retraite, En lui disant : « Console-toi, Tu n'as perdu que la Fauvette. »

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