‹ ŒuvresChapitre 29 sur 32 · SERMON SUR L HÉROÏSME · texte numérisé non relu

SERMON SUR L HÉROÏSME

première? Est-il jamais convenu qu'il avait eu tort? L'âge, les circonstances, l'expérience, changent quelquefois les idées. Il n'est jamais revenu sur rien. Il ne console jamais , il ne rassure pas : il fait ce reproche à M. de Voltaire, dans sa lettre au sujet du désastre de Lisbonne; et c'est précisément celui qui, en disant que tout va mal, fait tout aller bien, et renvoie tout le monde content. Rousseau laisse l'amertume dans le cœur : qu'il la chasse du sien; qu'il ne dise plus d'injures au monde qui l'honore ; que ses yeux perçants pénètrent le mien, et il le verra pénétré d'admiration et presque de tendresse pour lui.

Encore un mot sur son compte. On n'en veut souvent qu'aux gens qu'on aime. L'article le plus intéressant, l'amour n'a-t-il donc pas à se plaindre de lui ? Apôtre de la sensibilité, qu'il lui laisse donc un libre cours. Je ne veux pas l'être du désordre dans la société ; mais ne l'y établit-il pas davantage par la liberté qu'il donne à tout ce qui n'est point lié par les nœuds d'un sacrement? Les pauvres mères qui ont passé leur vie à retenir le cœur de leurs filles, doivent s'alarmer d'une charmante Julie qui a remis au mariage la réparation de sa vertu , pour pouvoir s'en dispenser jusqu'alors.

. Rousseau , plus sévère que Jésus ne le fut pour cette pauvre femme adultère , lance l'anathème , et ne songe pas que c'est un résultat quelquefois inévitable, et tout au moins excusable, d'un contrat civil passé devant les hommes plutôt que devant Dieu. L'intérêt, ce vil artisan des alliances, l'ambition»

pif'sque toujours du choix; h tu »iUeu des contrariétés d'un h? pt*ur son cœur, trouve le m^ que celui d'un jeune homme h ^ Il CM r^rsit i^ut-étre desimée, est-elle donc IMI ito» M DëpTT^ble, poar réparer rinjustîce de 3iKi ^Kif Otkm littttes, kmes vertueuses , appelez le ifevoro», H eottûlBeK, si rom pouvez, les lois et la itmUL. Xû, ii*(teat pm eacore établi, plaignez ces piiivf^ femaes ^ elles foui un mauvais chois ; ne pas, ^, par leur décence, elles ne [ pas h p^ ée leur intérieur. Volmar, déjà de T^mômés Saiat-Preux et de Julie, aurait ' ' ' ' '- \ '- "-. -'- - -- -"^.rr- ':-[ continuation; et peut-on payer assez cher l'amitié? Volmar aurait joui peut-être du bonheur des deux amants, faits Win pour Taiitre; ils lûiuraient trompé personne. Leur bonheur aurait été pur; car il n'y a que la fausseté et Tair de fausseté qui puissent Tempoisoauer.

J'ose, 6 Jean- Jacques , vous interroger. Cette pudeur, si vantée par vous, ne vous demande-t-elle pas compte du bosquet de Clarens? Comment ose-t-on pousser plus loin les outrages, nécessaires cependant à la volupté? Ce qui ressemble à la brutalité des sens ne déshonore-t-il pas Tamour, en le dépouillant de sa délicatesse?

Et vous, ses partisans, voyez les larmes d'une jeune beauté qui, revenue d'un délire, dont on ne peut protlter qu'en conservant toute sa tète, maudit

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le moment où elle a perdu la sienne. Le tableau dont le souvenir effraie la décence, se présente sans cesse à ses yeux inondés de pleurs. Ce même tableau peut se représenter avec l'idée du crime à la jeune femme infidèle : mais c'est pourtant celui que l'autorité des parents, des lois, et deux hommes vêtus de noir, lui ont fait connaître ; il ne peut plus effaroucher autant sa pudeur, que le brutal pouvoir d'un époux a déjà mise en fuite.

Mais comment, sans être revêtu du nom même d'un devoir sacré, ose-t-on.... s'approcher.... de l'innocence? Quel est le séducteur le plus condamnable? celui qui porte le trouble dans une famille entière, qui l'expose à..., des suites déshonorantes? ou celui qui, sans déranger l'ordre de la société, rétablit celui de la Providence? Qu'on couvre de l'opprobre public le misérable qui cherche à faire cesser le bonheur de deux époux qui se conviennent ; qu'il soit puni, si ce n'est que cet indigne projet qui l'y porte, si même c'est une légèreté de sa part : mais qu'on excuse l'amour qui vient au secours de l'hymen malheureux et mal assorti. Julie! n'épousez point M. de Volmar, ou, si vous l'épousez, ayez recours à sa philosophie, j'ose dire à son estime, par un aveu qui ne vous mette pas dans le cas de le tromper; ou à la dispense de vos ministres de Genève, ou Savoyards, pour revoler dans les bras d'un homme plus tendre, plus exact, plus sensible, plus parfait que vous encore.

Après ces deux aimables créatures parfaitement

^ i\ n'y avait que moi qoi eût pu Fêlre

^resquf int eo lisant leur histoire.

J'ai voulu me consoler, en lisant celle çle milord Edouard, à qui pourtant je ne m'intéresse "pas.^ Tai lu relie de Sopliie dans le petit ouvrage qui a pour titre. Suite d'Emile; je suis plus malheureux qu'eux iâiis. Je vais lire la B^non.w h Varchet^êque de Paris^

et puis jlrai au Devin «fmtves^ n'était pae d'Éphèse. Je serais ^ ceci pour un évï Doutez de Jean-, tout est douteux ( pour vous. ^

Saint-Paul, mrissimi s ses Épîtres à ceux ii vous regardiez tout doute de moi-même, ins presque de tout; j excepté mon amitié

riN DU TOME PREMIEK.

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