‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 8 sur 62 · MER-VIVE O · texte numérisé non relu

MER-VIVE O

Mer- Vive est une presqu'île.

Au nord, la rade au fond sûr Dans ses rives dort tranquille Comme un grand miroir d'azur

Au midi, la mer foraine, Le flot toujours écumant, Sur les algues de Farène, Déferlent incessamment.

est li-- nom du petit isthme de sable qui terme, au midi, la rode de Toulon et la sépare de la Méditerranée.

jo

Fermé de caps et Je mornes, Od golfe étroit, d'un coté :

De l'autre, la mer sans bornes, L'horizon, l'immensité !

Ici des fleurs sur la grève Et le calme sur les eaux ; Là, la tourmente sans trêve Qui harcèle nos vaisseaux.

Un mt'rac rayon éclaire Ces deux types de beauté : Force aveugle, voix colère.

Silence et sérénité.

Fl ec contraste admirable

Est produit, — qui le croirait? -

Par un liseré de sable

Qu'en trois bonds on franchirait.

Or, ce mince promontoire Qu'envahit le flot d'hiver, Qui semble une ride noire Sur le front bleu de la mer :

ntier p!at et sauvage Fntre deux gouffi es perdu,

Que le pécheur du rivage Foule seul de son pied nu ;

Ce cadre d'où l'œil embrasse Tout ce splendide tableau D'ombre, d'éclal et de grâce :

La terre, le ciel et l'eau ;

Cfesl Mer-vive, la presqu'île Couverte de joncs amers El qui sépare, — immobile, — Les mouvements des deux mers.

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