FLEURS DE BRUYÈRE
Exhalez, blanches bruyères, Au bord des lorrents chanteurs, Les enivrantes senteurs De vos grappes printaniéres.
Les chauds étés, les froids hivers Trouvent toujours vos rameaux verts.
Et, bien que rien ne les protège, Vos frais boutons, perles de neige.
Sont toujours les premiers ouverts.
Exhalez, blanches bruyères,
Au bord des torrents chanteurs,
Les enivrantes senteurs
De vos grappes printannières.
Dites aux lilas paresseux.
Dites aux amandiers frileux Qu'il est honteux qu'on les devance.
Et que le beau printemps s'offense De vous voir fleurir avant eux.
Exhalez, blanches bruyères.
Au bord des torrents chanteurs, Les enivrantes senteurs De vos grappes printanières.
Quand le vent souffle avec effort, D'Ossian, l'Homère du Nord, Qu'au milieu de vous j'a'me à lire Il me semble entendre la lyre.
Dans votre harmonieux accord.
Exhalez, blanches bruyères.
Au bord des lorrents chanteurs.
Les enivrantes senteurs De vos grapf 03 printanières.
Rien dans les bois, rien dans les champs Où me ramènent mes penchants.
N'a de parfums aussi suaves, N*a de chants si doux et graves Que vos parfums et que vos chants.
Exhalez, blanches bruyères.
Au bord des torrents chanteurs Les enivrantes senteurs De vos grappes prinlanières.
Gardez toujours la liberté, Ea sauvage virginité Que la solitude vous donne, 0 vous dont ma brune madone Aime à couronner sa beauté.
Exhalez, blanches bruyères.
Au bord des torrents chanteurs, Les enivrantes senteurs De vos grappes prinlanières.