L'ENFANT DES MUSES
Ma vie, amib, ressemble à celle des pinsons : Mon toit c'est la foret ; mon pain Dieu seul Tassure. Les échos du pays savent tous mes chansons ; Tout en moi suit un rythme et s'agite en mesure.
Quand Mai rappelle au Lois la grive et les ramiers. Je salue, épiant le travail de la sève, Et la première feuille et les bourgeons premiers ; Et quand le froid revient je chante encor ce rêve.
Dans la plaine où l'hiver fleurit si gentiment. Mes lieds, avec les fleurs, naissent sous les rosées ; Mais pendant tout l'été, dans quelque nid charmant, La fraîcheur me retient sur les hauteurs boisées.
Pourtant, sous Jes tilleuls, vers le soir je descends ; Là, par les amoureux ma voix est applaudie ; Le gros garçon joufflu se gonfle à mes accents, Et la prude beauté danse à ma mélodie.
0 muses î vous m'avez fait un destin bien doux : J*ai des ailes aux pieds, la vie en moi palpite. Je veux encor l'amour !... Quand me donnerez- vous,. Pour reposer mon front, le sein de Marguerite ?
DEUXIÈME PAETIE
SjLvent femie varis, Bien M est qui s y fie.
François 1er
Û i::n Fernax, tons les tiens ce la terre, Foq: Être à toi, mon cœur ett tj':t donné : Et EDi: amour, plus pur que !a prière, A:fe.6spoir, hélas! est condamné.
Gl'stave Vaf.z [L'f Favori le).